Quand on parle d’atelier mémoire auprès de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, on pense souvent immédiatement à : 👉 Faire travailler les souvenirs 👉 Stimuler les capacités cognitives 👉 Ralentir la perte de certaines fonctions Mais si nous réduisons l’atelier mémoire à cela, nous passons à côté d’une grande partie de son intérêt. Parce qu’un atelier mémoire peut aussi être un formidable outil de relation, d’autonomie et de valorisation 🧠 Toutes les mémoires ne disparaissent pas en même temps La mémoire épisodique (celle qui permet de se souvenir d’un événement récent) peut être fragilisée précocement. Mais d’autres formes de mémoire peuvent rester accessibles plus longtemps. Un geste longtemps répété. Une chanson connue. Une manière de plier du linge. Une recette préparée pendant des années. Une sensation familière. Un savoir-faire professionnel. C’est là que notre regard doit changer. L’objectif n’est plus uniquement de demander : « De quoi cette personne se souvient-elle encore ? » Mais plutôt : « Sur quelles capacités pouvons-nous encore nous appuyer pour lui permettre d’agir, de ressentir et d’entrer en relation ? » 🌿 Un atelier peut nourrir bien plus que la mémoire Prenons une activité toute simple : préparer une salade de fruits. Elle peut mobiliser la reconnaissance des aliments, les gestes appris, les sens, l’attention, le langage… Mais elle peut surtout permettre à la personne de faire quelque chose par elle-même. Et cette différence est essentielle. Parce qu’un atelier réussi n’est pas nécessairement celui dans lequel la personne a donné toutes les bonnes réponses. C’est parfois celui dont elle ressort avec le sentiment : « Je peux encore le faire. » ❤️ C’est aussi un espace relationnel Un atelier peut également devenir un prétexte pour rire, échanger, observer, raconter, regarder l’autre faire ou simplement être présent. Une personne qui ne se souviendra peut-être plus de l’activité quelques heures plus tard peut malgré tout avoir vécu un moment agréable et sécurisant.