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MENSOR: La réVolution pSy

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VIBE

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2 contributions to MENSOR: La réVolution pSy
Sujet très intéressant : je vous propose mon idée sur l’inhibition intellectuelle
L’inhibition intellectuelle n’est pas un manque d’intelligence. C’est parfois exactement le contraire : une intelligence bien présente, mais devenue difficilement accessible au moment où la personne en a besoin. L’enfant sait, mais ne répond pas. L’adolescent comprend, mais rend copie blanche. L’adulte possède une compétence réelle, mais se sent soudain incapable de réfléchir lorsqu’il doit parler devant quelqu’un, défendre une idée, passer un examen, prendre une décision ou montrer ce qu’il sait. Et l’erreur fondamentale consiste souvent à confondre ce que la personne produit avec ce dont elle est capable. Nous évaluons l’intelligence à partir de son expression. Or une capacité intellectuelle et la possibilité de la mobiliser sont deux choses différentes. La recherche montre notamment que l’anxiété peut mobiliser une partie des ressources attentionnelles et de la mémoire de travail. Autrement dit, lorsque l’esprit doit simultanément résoudre un problème et surveiller le danger, le jugement ou l’échec potentiel, il lui reste moins de disponibilité pour penser. C’est une première clé pour comprendre l’inhibition intellectuelle. Il existe alors un paradoxe fascinant : plus l’enjeu devient important, plus certaines personnes perdent accès à leurs moyens. Elles peuvent parfaitement réussir seules chez elles et échouer lorsqu’elles sont observées. Elles peuvent avoir une pensée extrêmement riche et devenir incapables de trouver leurs mots face à une personne qu’elles considèrent comme supérieure. Elles peuvent comprendre un sujet complexe et se sentir soudain stupides lorsqu’elles entrent dans une salle d’examen. Leur intelligence n’a pas disparu. Les conditions d’accès à cette intelligence ont changé. Le symptôme peut prendre des formes extrêmement différentes : trous de mémoire, impossibilité de réfléchir rapidement, difficulté à organiser sa pensée, procrastination, évitement des tâches intellectuelles, lenteur, sensation de brouillard, incapacité à terminer ce que l’on commence, peur de parler, difficulté à argumenter, résultats scolaires très inférieurs aux capacités apparentes, refus d’apprendre, désinvestissement scolaire ou professionnel. Chez certains, l’inhibition se cache derrière le perfectionnisme. Ils veulent tellement ne pas se tromper qu’ils ne produisent plus. Ils corrigent avant même d’avoir créé. Ils censurent leur première idée, puis la deuxième, puis la troisième. À la fin, il ne reste plus rien. L’extérieur voit quelqu’un qui n’avance pas. À l’intérieur, il y avait parfois une activité intellectuelle considérable. Chez d’autres, elle prend la forme de la procrastination. Ne pas commencer évite momentanément de découvrir que l’on pourrait échouer. Et parfois aussi, plus subtilement, cela évite de découvrir que l’on pourrait réussir. Car réussir n’est pas toujours psychiquement neutre. Réussir peut signifier devenir visible. Être évalué. Être attendu au tournant. Devoir confirmer sa réussite. Être différent. Dépasser quelqu’un. Quitter symboliquement son groupe d’appartenance. C’est ici que nous devons distinguer la cause immédiate de la source. La cause immédiate peut être l’anxiété, la peur du jugement, la surcharge cognitive, le perfectionnisme, l’anticipation de l’échec ou un sentiment d’impuissance appris. Mais la source de cette réaction peut être beaucoup plus ancienne. Un enfant ne construit pas son rapport à son intelligence uniquement à travers ce qu’il apprend. Il le construit également à travers ce qui se passe lorsqu’il montre ce qu’il sait. Imaginez un enfant qui répond avec enthousiasme et entend régulièrement : « Arrête de faire ton intéressant. » Un enfant curieux à qui l’on répond : « Tu poses trop de questions. » Un enfant brillant qui découvre que ses réussites provoquent comparaison, jalousie ou distance. Un enfant qui lève la main et se fait ridiculiser lorsqu’il se trompe. Un enfant auquel on répète qu’il est paresseux, lent, rêveur, incapable, maladroit ou pas fait pour les études. Toutes ces situations ne produisent évidemment pas automatiquement une inhibition intellectuelle. Mais elles peuvent participer à construire une association fondamentale : montrer mon intelligence comporte un risque. La psychologie de l’éducation a également montré que les attentes des adultes peuvent influencer le concept que l’enfant développe de ses propres capacités et, dans certaines conditions, ses performances ultérieures. De la même manière, les phénomènes de menace du stéréotype ont montré qu’une représentation négative associée à l’identité d’une personne peut parfois altérer sa performance dans la situation même où elle cherche à démontrer sa compétence. Nous découvrons alors quelque chose d’essentiel : l’intelligence ne fonctionne jamais totalement indépendamment du contexte psychologique et social dans lequel elle doit s’exprimer. La deuxième grande source est la peur de l’erreur. Nous avons créé des systèmes éducatifs dans lesquels l’enfant apprend parfois très tôt que l’erreur signifie moins de points, une mauvaise note, une correction rouge, une comparaison ou une déception. Pourtant, intellectuellement, l’erreur est l’un des principaux outils d’apprentissage. Un cerveau qui apprend — ou, pour employer un vocabulaire plus psychologique, un sujet qui apprend — doit tester, se tromper, corriger, recommencer. Mais lorsque l’erreur devient une menace identitaire, la personne ne pense plus seulement : « Ma réponse est peut-être fausse. » Elle pense : « Si ma réponse est fausse, cela signifie peut-être que je suis stupide. » À cet instant, le problème intellectuel devient un problème identitaire. Et lorsque chaque réponse devient un référendum sur notre valeur personnelle, penser devient épuisant. Une autre source possible est l’impuissance apprise. Lorsqu’une personne expérimente de manière répétée qu’elle échoue quoi qu’elle fasse, ou qu’elle a le sentiment de n’avoir aucune prise sur le résultat, elle peut progressivement réduire ses tentatives. Elle ne cherche plus réellement la solution parce qu’elle anticipe déjà son impossibilité. Nous voyons alors apparaître une phrase terrible : « Je ne suis pas capable. » Cette phrase n’est plus la description d’une difficulté ponctuelle. Elle devient une identité. Et lorsqu’une croyance identitaire s’installe, elle commence à sélectionner les expériences qui semblent la confirmer. Je ne comprends pas immédiatement : preuve que je suis incapable. Je fais une erreur : preuve que je suis incapable. Quelqu’un comprend plus vite que moi : preuve que je suis incapable. Les réussites, elles, sont parfois attribuées à la chance. Le système devient presque impossible à contredire. Il existe enfin des situations où l’histoire relationnelle ou traumatique doit être explorée. Une insécurité chronique, des humiliations répétées, une violence psychologique ou certaines expériences de domination peuvent rendre l’évaluation particulièrement menaçante. Dans ces situations, l’inhibition intellectuelle peut être comprise cliniquement comme une stratégie de protection : ne pas se montrer, ne pas répondre, ne pas prendre trop de place, ne pas attirer l’attention. Ce n’est pas une explication universelle et il serait scientifiquement abusif d’attribuer toute inhibition intellectuelle à un traumatisme. Mais lorsqu’une personne connaît parfaitement quelque chose et perd systématiquement ses moyens devant certaines figures d’autorité ou dans certaines situations relationnelles, la question mérite d’être posée. Car l’inhibition intellectuelle est quelquefois extraordinairement sélective. Une personne peut être brillante avec ses amis et paralysée devant son patron. Très intelligente dans son domaine et incapable de parler devant sa famille. Créative lorsqu’elle travaille seule et presque vide lorsqu’on l’observe. C’est précisément cette variation qui nous donne une information capitale : lorsque la compétence change radicalement selon le contexte, il faut examiner le contexte avant de conclure à l’incompétence. Alors comment sortir de l’inhibition intellectuelle ? Certainement pas en répétant simplement à quelqu’un : « Mais tu es intelligent, aie confiance en toi. » Si cela suffisait, des millions de personnes auraient déjà réglé le problème. Il faut travailler sur le mécanisme qui empêche l’accès à la capacité. Première étape : séparer l’intelligence de la performance. Une performance est produite à un instant précis, dans un état physiologique précis, devant des personnes précises, avec un niveau de fatigue, d’émotion et de pression précis. Elle renseigne sur ce que quelqu’un a réussi à mobiliser dans cette situation. Elle ne résume pas son potentiel intellectuel. Deuxième étape : restaurer le droit à l’erreur. Une personne intellectuellement libre ne pense pas nécessairement juste immédiatement. Elle peut produire une hypothèse imparfaite, l’examiner, l’abandonner, en produire une autre. La pensée a besoin d’un espace où elle peut exister avant d’être jugée. Certaines personnes ne manquent donc pas d’idées : elles évaluent leurs idées trop tôt. Il faut parfois réapprendre à penser avant de corriger. Troisième étape : diminuer progressivement la menace associée à l’exposition intellectuelle. Parler dans un petit groupe avant de parler devant cent personnes. Produire un brouillon sans obligation de résultat. Répondre avant d’être certain à cent pour cent. Accepter volontairement certaines imperfections. L’objectif est de créer de nouvelles expériences : je peux réfléchir, me montrer, me tromper et rester en sécurité. Quatrième étape : identifier les phrases devenues des identités. « Je suis nul en maths. » « Je n’ai pas de mémoire. » « Je suis lent. » « Je ne sais pas parler. » « Je ne suis pas fait pour les études. » Ces formulations doivent être interrogées. Est-ce une capacité réellement absente ? Une compétence non apprise ? Une difficulté spécifique ? Un état anxieux ? Une ancienne conclusion transformée en identité ? La précision change tout. « Je suis incapable » ferme le système. « J’ai des difficultés à mobiliser cette compétence lorsque je suis évalué » ouvre immédiatement un champ d’intervention. Cinquième étape : lorsqu’une anxiété importante, une histoire traumatique, des humiliations ou des expériences répétées d’échec sont présentes, il peut être nécessaire de travailler directement sur ces éléments avec un professionnel compétent. Car on ne libère pas toujours une inhibition par davantage d’effort. Parfois, l’effort lui-même fait partie du problème. La personne tente depuis vingt ans de forcer une porte qui ne demande pas davantage de force, mais une autre clé. Et cette clé pourrait être la sécurité. Nous avons longtemps posé la mauvaise question aux personnes en inhibition intellectuelle. Nous leur avons demandé : « Pourquoi n’arrives-tu pas à réfléchir ? » Peut-être devrions-nous parfois demander : « Qu’est-ce qui se passe en toi au moment où tu dois montrer que tu sais ? » Cette question change radicalement notre regard. L’enfant qui ne répond pas n’est plus immédiatement considéré comme incapable. L’étudiant qui échoue n’est plus automatiquement défini par son résultat. L’adulte qui perd ses mots devant une autorité n’est plus réduit à sa performance du moment. Nous commençons à chercher ce qui bloque l’accès à ses ressources. Et surtout, nous cessons de confondre intelligence silencieuse et absence d’intelligence. Certaines personnes ont passé leur vie à croire qu’elles étaient moins intelligentes qu’elles ne l’étaient réellement simplement parce qu’elles n’ont jamais rencontré les conditions permettant à leur intelligence de s’exprimer librement. Le véritable enjeu n’est donc peut-être pas d’augmenter leur intelligence. Il est de lever ce qui l’empêche de circuler. Parce qu’une intelligence inhibée n’est pas une intelligence disparue. C’est une intelligence qui a appris qu’à certains endroits, devant certaines personnes ou dans certaines circonstances, il était plus prudent de se taire. Et lorsqu’on identifie enfin ce mécanisme, lorsque l’erreur redevient possible, lorsque la pensée cesse d’être un danger et que l’intelligence n’a plus besoin de demander la permission d’exister, quelque chose de remarquable se produit : la personne ne devient pas soudainement plus intelligente. Elle retrouve accès à l’intelligence qu’elle possédait déjà. MY❤️
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Merci Myriam pour ce sujet passionnant ! J’ai travaillé durant 40 ans auprès de adolescents en difficulté scolaire et considérés à l’époque comme « débiles légers ». Pour bon nombre d’entre eux, à cause de nombreux facteurs, des échecs répétés, du jugement porté par l’institution et l’entourage durant toute l’enfance, s’autoriser à réussir était impossible ! C’ était comme trahir la “verite détenue par les adultes “ L’effet Golem … Ayant moi même traversé de longues années d’inhibition intellectuelle liée à un parcours personnel compliqué, j’ai été étiquetée à 14 ans, suite à des tests psy « débile légère ». C’est violent à entendre !! Comment pouvoir atteindre son rêve d’enfant et devenir institutrice … Mais la vie a mis sur ma route un adulte, lui même enseignant en lycée professionnel qui avait compris, qui voyait ce que je vivais et qui a cru en moi !! J’avais au fond de moi une certaine force de conviction mais seule je n’y arrivais pas Il m’a apporté une sécurité affective qui progressivement m’a permis de sortir de ce processus destructeur. Il m’a épaulé auprès de mes parents et m’a considéré comme sa 2eme fille. J’ai passé mon bac et réussi le concours de l’Ecole Normale. J’ai choisi de suite l’enseignement spécialisé. J’ai appris grâce à cet adulte bienveillant et grâce à ce que j’avais vécu durant toutes ces années. J’en ai tiré une force et une compréhension pour pouvoir accompagner durant toute ma carrière ces jeunes. L’intelligence est là, silencieuse comme tu dis, il faut juste accompagner l’enfant ou l’adolescent à retrouver le chemin… L’exemple que je leur donne toujours c’est qu’avant de savoir marcher, ils sont tombés, se sont relevés jusqu’à trouver l’équilibre.. essaie / erreur. Idem pour le langage, le geste graphique… ! On apprend en expérimentant et en se trompant ! Aujourd’hui je croise certains de ces jeunes devenus adultes et qui sont fiers de ce qu’ils ont accompli dans leur études et dans leurs vies. Tous disent la même chose avec leurs mots : on a cru en eux, en leur capacité et potentiel, on leur a permis de se tromper sans jugement et dans un cadre sécurisant, on a su leur redonner confiance à un moment clef de l’adolescence. Ils ont su retrouver le chemin de leur intelligence !
MENSOR —> La révolution psy
Vous êtes intéressés par le fonctionnement humain, vous souhaitez apprendre, comprendre comment fonctionne la psyché? Je vous invite dans cette communauté à me rejoindre pour recevoir des enseignements, partager entre passionnés et accéder à des Lives des workshop, que vous soyez thérapeutes ou pas, je vous invite à partager ma passion et à rentrer dans mon monde avec comme clé de transformation la sagesse. Tous les concepts que je partage ici , N’engagent que moi. J’ai vraiment à cœur de partager mes recherches, mes trouvailles, et tout ce qui me fait vibrer, je suis heureuse de vous transmettre les clés nécessaires pour prendre place dans votre lumière dans votre vraie nature sur votre chemin pour découvrir le monde de la Synchronicité et de la manifestation. Bienvenue à tous les membres à tous les curieux, je vous demande d’être bienveillant les uns envers les autres et d’accueillir le cœur ouvert, ce qui se présente. Merci de partager tout ce contenu avec moi. ❤️
0 likes • Jun 28
Quel beau cadeau !! Merci 😊
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Airault Alixe
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@airault-alixe-5363
Je m’appelle Alixe, j’ai 64 ans et suis retraitée. J’aime apprendre et découvrir de nouveaux domaines. J’aime la vie, les gens, la nature, les arts…

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Joined Jun 28, 2026
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