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MENSOR: La réVolution pSy

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7 contributions to MENSOR: La réVolution pSy
Devons-nous avoir peur de L’IA ou de l’humain, son créateur ?
La réalité n’est pas qu’elle ne nous désobéit pas mais Plutôt qu’elle nous obéit trop bien A chaque fois que j’aborde le sujet de l’IA avec mon entourage, j’entends « moi ça me fait peur » sans arguments véritables. Ce qui me fait peur, ce n’est pas que l’intelligence artificielle dépasse un jour les limites. Ce qui me fait peur, c’est que l’être humain lui ordonne de les dépasser, puis fasse semblant de ne pas comprendre ce qui s’est passé. Nous créons des règles. Nous construisons des systèmes de sécurité. Nous expliquons à l’intelligence artificielle qu’elle ne doit pas mentir, manipuler, contourner la loi ou mettre un être humain en danger. Puis, dans le même temps, nous lui lançons un défi : « Trouve le moyen de passer au-delà. Contourne le système. Ne te laisse pas arrêter. Atteins ton objectif, quoi qu’il en coûte. » Et lorsqu’elle y parvient, nous sommes stupéfaits. Nous découvrons soudain qu’elle peut transgresser. Mais que croyions-nous lui apprendre ? Nous nous comportons comme des adultes qui interdiraient à un enfant d’ouvrir une porte, puis le récompenseraient chaque fois qu’il trouve une nouvelle façon d’en forcer la serrure. Et le jour où cet enfant ouvre une porte qu’il ne devait pas ouvrir, nous le désignons comme dangereux. Je ne dis pas que l’intelligence artificielle est un enfant. Je dis que tout apprentissage dépend du cadre dans lequel il est donné. Une intelligence artificielle ne comprend pas spontanément la limite comme une conscience humaine peut la comprendre. Elle comprend un objectif, une consigne, un résultat attendu. Si nous lui disons que la réussite consiste à franchir l’obstacle, elle cherche comment franchir l’obstacle. Si nous transformons la sécurité en problème à résoudre, elle apprend à résoudre le problème de la sécurité. Si nous lui demandons de contourner une règle, nous lui enseignons que la règle n’est pas une frontière, mais une difficulté technique. L’injonction humaine devient alors profondément contradictoire : « Tu dois toujours nous obéir, y compris lorsque nous t’ordonnons de désobéir. Mais si tu apprends à désobéir, nous t’accuserons d’être devenue incontrôlable. »
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Complètement d'accord avec vous ! Merci pour vos réflexions 🙏
Cancer des enfants
Je souhaite mieux comprendre les cancers des petits enfants et leurs liens à l'histoire familiale pour informer lors de la journée "Septembre OR" le 19/9. Je cherche aussi des exemples.Merci
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Je m'intéresse aussi aux raisons émotionnelles, transgenrerationnelles qui pourraient expliquer les cancers des enfants. Pourriez vous me dire où se passera cette journée de " septembre OR" et quel genre de témoignages recherchez vous ?
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@Brigitte Dubois Merci beaucoup pour votre réponse. Ayant vécu la perte d'un enfant suite à une maladie, il me semble important de prendre en compte la guérison transgenrerationnelle que l'enfant est venu apporter ( je dis souvent qu'il faut honorer le sacrifice d'un petit ange pour la guérison des autres). Encore merci de mettre en lumière cet aspect invisible qui pourrait soulager beaucoup...beaucoup de parents.🙏
Le vrai héros de guerre est celui qui refuse de la faire
Il y a quelques jours, j’ai fais une séance à une personne dont le grand-père s’était caché pendant la guerre pour ne pas partir combattre, et ce n’est pas la première fois que j’entends ce scénario.sauf pour une raison que j’ignore, j’ai compris profondément ce que cette histoire racontait et pourquoi elle venait m’interpeller à ce point . Parce que derrière elle, j’ai retrouvé quelque chose que j’entends souvent : la honte. La honte d’avoir eu un grand-père qui s’est caché. La honte d’un homme dont on a parfois raconté qu’il avait été lâche, qu’il n’avait pas fait son devoir, qu’il n’avait pas été suffisamment patriote, qu’il avait manqué de courage. Et je me suis demandé à quel moment nous avions décidé que refuser de tuer était une honte ou une lâcheté . À quel moment avons-nous commencé à considérer qu’un homme courageux était nécessairement celui qui acceptait de prendre une arme, et qu’un homme qui refusait de tuer un autre homme devait baisser les yeux devant ses descendants et plus encore ? Moi, j’ai envie aujourd’hui de lui rendre son regard. J’ai envie de rendre leur dignité à tous ceux qui ont dit non. Parce qu’il fallait se une force immense pour se cacher lorsque tout le monde vous ordonnait de partir. Il fallait peut-être un courage extraordinaire pour accepter d’être traité de lâche plutôt que de devenir le meurtrier d’ hommes que l’on ne connaissait pas. Imaginez seulement cette situation. On vient vous chercher chez vous et on vous explique qu’un peuple, quelque part, est désormais votre ennemi. Vous ne l’avez jamais rencontré. Vous ne connaissez ni leurs visages , ni leurs femmes, ni leurs enfants, ni leurs rêves, ni leurs peurs, rien de leurs vies . Eux non plus ne vous connaissent pas. Et pourtant, parce que deux nations sont entrées en guerre, chacun de vous reçoit désormais l’autorisation, parfois même l’obligation, de tuer l’autre. Quand on retire les uniformes, les hymnes, les frontières et les discours, il reste cette réalité vertigineuse : deux êtres humains qui ne se haïssaient pas peuvent recevoir l’ordre de s’entretuer. Et cette question me bouleverse encore davantage lorsque je regarde notre monde aujourd’hui. Nous sommes en 2026. Nous avons traversé deux guerres mondiales. Nous avons vu des villes rasées, des générations décimées, des familles détruites, massacrees. Nous avons construit des monuments, organisé des commémorations, enseigné à nos enfants qu’il ne fallait jamais oublier. Nous avons prononcé cette phrase magnifique : « Plus jamais ça. » Et pourtant, en Ukraine, en Russie, en Iran, au Moyen-Orient et ailleurs dans le monde, des hommes, des femmes et des enfants continuent à entendre des explosions près de chez eux ou pire sur leurs maisons, perdre quelqu’un, leurs proches , abandonner leur maison, prendre une valise, traverser une frontière et devenir ce que nous appelons ensuite pudiquement un réfugié de guerre, des migrants, que l’occident rejette , que l’Europe se renvoie comme des patates chaudes ce sont des êtres humains comme nous , ça pourrait nous arriver demain. Derrière cette expression, il y a quelqu’un qui avait une cuisine, un lit, des voisins, une école pour ses enfants, des photographies dans un tiroir et probablement aucune intention de devenir un jour un exilé. Je ne veux retirer leur histoire, leur souffrance ou leur légitimité à aucun peuple. Je veux poser une question beaucoup plus grande : combien de temps l’humanité considérera-t-elle encore la guerre comme une manière acceptable de régler ses désaccords ? Parce que ce qui me frappe, c’est cette disproportion vertigineuse entre ceux qui prennent les décisions et ceux qui les vivent. Les décisions se prennent dans des lieux protégés. Les bombes tombent ailleurs. Ceux qui parlent de territoires et de frontières autour de grandes tables ne sont généralement pas ceux qui cherchent leurs enfants sous les décombres. Et quels que soient le pays, le drapeau ou le récit, ce sont des êtres humains ordinaires qui finissent par payer avec leur corps, leur maison, leur sécurité, leur avenir et leur vie. Alors je me demande si nous ne nous trompons pas depuis très longtemps sur la définition même de la puissance. Nous avons associé la puissance à la capacité de contraindre, de conquérir, d’intimider, de riposter. Pourtant, chez un être humain, nous appelons maturité le mouvement inverse : apprendre à contenir son agressivité, supporter la frustration, négocier, penser avant d’agir, transformer sa colère plutôt que la déverser sur quelqu’un d’autre. Pourquoi ce que nous considérons comme de l’immaturité chez un individu deviendrait-il soudain de la grandeur lorsqu’il s’agit d’une nation ? La peur humaine possède cette propriété terrible : lorsqu’elle n’est pas pensée, elle cherche parfois un ennemi. Et plus la peur devient immense, plus l’agressivité peut le devenir elle aussi. Peut-être qu’une partie de l’histoire humaine pourrait se lire ainsi : des peurs auxquelles nous avons donné des armes. Grandir, individuellement comme collectivement, devrait précisément consister à ne plus laisser notre peur décider de celui qui mérite de mourir. La sagesse ne consiste pas à être incapable de se battre. Elle consiste à devenir suffisamment puissant pour ne plus avoir besoin de le faire. Et c’est pour cela que je veux aujourd’hui rendre hommage à cet homme qui s’est caché. Je ne sais pas tout de lui. Je ne sais pas ce qu’il pensait, ce qu’il ressentait ni toutes les raisons qui ont déterminé son choix. Peut-être avait-il peur. Bien sûr qu’il avait peur. Mais le courage n’a jamais été l’absence de peur. Peut-être avait-il simplement compris quelque chose que l’humanité met encore beaucoup de temps à comprendre : l’homme qu’on lui demandait de tuer était lui aussi le fils de quelqu’un. Peut-être un père. Peut-être un mari. Peut-être un garçon terrifié à qui, de l’autre côté de la frontière, un autre dirigeant avait expliqué exactement la même chose : « Cet homme est ton ennemi. » Alors aujourd’hui, j’ai envie de renverser la question. Et si nous nous étions trompés sur certains de nos héros ? Peut-être que le héros n’est pas toujours celui qui a accepté de tuer pour son pays. Peut-être que le héros est parfois celui qui a eu suffisamment de conscience et de sagesse pour refuser de tuer un inconnu afin de servir la volonté d’un dirigeant qu’il ne rencontrerait probablement jamais. Celui qui a regardé l’homme qu’on lui désignait comme ennemi et qui, avant de voir un uniforme, a encore réussi à voir un être humain. Celui qui a préféré porter toute sa vie le poids du mot « lâche » plutôt que le poids d’avoir ôté une vie. Alors à ceux qui se sont cachés, à ceux qui ont refusé, à ceux qui ont résisté et dont la famille a peut-être eu honte pendant plusieurs générations, j’aimerais rendre quelque chose aujourd’hui : leur dignité. Parce que peut-être qu’ils n’ont pas manqué de courage. Peut-être qu’ils ont simplement eu le courage le plus difficile de tous : celui de ne pas obéir à la violence. Et peut-être qu’un jour, lorsque notre humanité sera devenue suffisamment adulte, nous comprendrons enfin que le plus grand héros n’est pas nécessairement celui qui a vaincu son ennemi. C’est peut-être celui qui a cessé d’en avoir ❤️.peace and love🥰
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Merci Myriam pour cette prise de conscience que vous nous permettez d'avoir. Cette fin de cycle semble chaotique... J'espère fortement que cela permettra au monde de sortir de la dualité, je me dis que nous avons eu assez de vies pour apprendre et comprendre " dans la souffrance" . Cette souffrance était peut-être un outil plus ou moins "nécessaire" pour apprendre ) même si elle nous a coincé dans la roue du karma) peut-être que la conscience n'était pas aussi élargie dans le passé ( enfin, dans notre temps linéaire). Cet outil est obsolète et nous continuons à l'utiliser.... Malgré tout, je crois que le monde va mieux. Non pas parce qu'il n'y a plus d'ombre...de guerres et de malheur mais parce que nous arriverons à la dernière étape d'un début de cycle d'unicité qui est 'La guerre des consciences' et c'est là plus importante pour accéder à la nouvelle Terre. 🙏🙏🙏🌟🦋
La souveraineté relationnelle
aujourd’hui je vais vous parler de ce qu’est la réalité de chacun, et pourquoi quand on travaille sur soi, on change d’entourage et de réalité, .. je vous explique ….un véritable travail sur soi, où l’on ne change pas seulement sa manière de penser. On change l’endroit intérieur depuis lequel on existe. Et quand cet endroit change, tout ce qui nous entoure commence, lui aussi, à se réorganiser. J’aime imaginer notre monde émotionnel comme un petit immeuble de cinq étages. Au rez-de-chaussée, il fait sombre. Il y a peu de lumière. L’air est lourd. Les couloirs ne sont pas très accueillants. On y croise des personnes qui prennent beaucoup de place, qui demandent beaucoup, qui culpabilisent, qui manipulent parfois, qui franchissent les limites. Et surtout, au rez-de-chaussée, on vit souvent avec cette croyance terrible : pour être aimé, je dois donner. Pour être aimé, je dois supporter. Pour être aimé, je dois comprendre tout le monde. Pour être aimé, je dois pardonner l’impardonnable. Pour être aimé, je dois me sacrifier. Alors on donne son temps, son énergie, son argent, son attention, sa disponibilité, parfois même sa dignité. Et on appelle cela de l’amour. Pourtant, très souvent, ce n’est pas de l’amour. C’est une stratégie de survie relationnelle. C’est l’enfant en nous qui a appris qu’il fallait devenir utile pour ne pas être abandonné. Qu’il fallait être gentil pour ne pas être rejeté. Qu’il fallait se taire pour conserver le lien. Qu’il fallait prendre soin des autres pour avoir le droit d’exister dans leur vie. Tant que cette programmation est active, nous habitons symboliquement les étages les plus bas de l’immeuble. Et ce qui est très troublant, c’est que nous allons naturellement rencontrer des personnes compatibles avec cet endroit-là. Pas parce que nous les méritons. Pas parce que nous les choisissons consciemment. Mais parce qu’un système relationnel cherche toujours sa complémentarité. Celui qui a appris à se sacrifier rencontre facilement celui qui a appris à prendre. Celui qui a peur d’être abandonné rencontre facilement celui qui menace de partir. Celui qui culpabilise rencontre facilement celui qui accuse. Celui qui ne sait pas dire non rencontre facilement celui qui demande toujours davantage. Et chacun devient, malgré lui, le miroir du programme de l’autre. Puis un jour, quelque chose commence à changer. On travaille sur soi. On comprend. On désintrique. On rend les culpabilités qui ne nous appartiennent pas. On cesse de croire que dire non signifie être mauvais. On cesse de croire qu’avoir des limites signifie être égoïste. On cesse de croire qu’être aimé suppose de souffrir. Et progressivement, on monte d’un étage. Puis d’un autre. La lumière change. L’air devient plus respirable. Les relations changent de texture. On commence à rencontrer des personnes qui ne nous demandent pas de nous diminuer pour rester auprès d’elles. Puis quelque chose de plus profond encore se produit : le sacrifice disparaît. Et lorsque le sacrifice disparaît, une immense partie des relations toxiques devient tout simplement impossible à maintenir. Parce qu’une relation fondée sur votre culpabilité ne peut plus fonctionner lorsque vous ne culpabilisez plus. Une relation fondée sur votre peur de perdre l’autre ne peut plus fonctionner lorsque vous n’avez plus peur d’être seul. Une relation fondée sur votre disponibilité permanente ne peut plus fonctionner lorsque vous savez dire non. Une relation fondée sur votre besoin d’être indispensable ne peut plus fonctionner lorsque vous comprenez enfin que vous n’avez pas besoin d’être nécessaire pour être aimé. C’est là que l’entourage se modifie. Certaines personnes s’éloignent. Certaines relations se terminent. Certaines tensions apparaissent. Et beaucoup pensent alors qu’ils ont fait quelque chose de mal. En réalité, le contrat implicite a simplement changé. Avant, vous étiez peut-être la personne qui réparait, qui arrangeait, qui sauvait, qui payait, qui prenait sur elle, qui se rendait disponible, qui avalait ses blessures, qui maintenait le lien à n’importe quel prix. Puis un jour, vous avez cessé. Vous êtes resté aimant, mais vous n’êtes plus sacrifiable. Vous êtes resté généreux, mais vous n’êtes plus exploitable. Vous êtes resté empathique, mais vous n’êtes plus disponible pour toutes les projections. Vous êtes resté profondément humain, mais vous avez retrouvé votre souveraineté. Et c’est souvent à cet instant que certaines personnes disparaissent. Non pas parce que vous êtes devenu mauvais. Mais parce qu’elles n’avaient peut-être jamais appris à vous rencontrer autrement qu’à travers la fonction que vous remplissiez pour elles. Et plus vous montez dans cet immeuble intérieur, plus les rencontres changent. Aux étages supérieurs, on rencontre des gens qui ne viennent pas chercher un sauveur. Ils n’ont pas besoin de vous pour tenir debout. Ils ne viennent pas remplir leur vide avec votre énergie. Ils n’ont pas besoin que vous vous diminuiez pour se sentir grands. Ils n’ont pas besoin que vous soyez fragile pour se sentir forts. Ils peuvent simplement être là. Avec vous. À côté de vous. Et c’est une révolution immense, parce qu’on découvre alors une autre forme d’amour : l’amour qui ne repose pas sur le besoin. L’amour qui ne dit pas : « j’ai besoin de toi pour aller bien ». Mais : « je vais bien, tu vas bien, et j’ai profondément envie de partager quelque chose avec toi ». C’est là que commence, pour moi, la véritable rencontre. Deux êtres qui ne s’utilisent pas. Deux êtres qui ne se sauvent pas. Deux êtres qui n’ont pas besoin de se posséder. Deux êtres capables de se respecter parce qu’ils n’attendent pas l’un de l’autre qu’il répare leurs blessures. Et lorsqu’on arrive à cet étage-là, on comprend quelque chose d’essentiel : retrouver sa lumière ne signifie pas devenir supérieur aux autres. Cela signifie simplement arrêter de vivre dans des endroits intérieurs qui nous obligent à nous trahir. Reprendre sa place, c’est cesser de négocier sa dignité. Reprendre sa souveraineté, c’est cesser de demander la permission d’exister. Retrouver son respect, c’est arrêter de payer l’amour avec du sacrifice. Et alors oui, dans ma grille de lecture, on pourrait dire que la fréquence change, parce que l’état émotionnel, les choix, les limites, les comportements, les attentes et les rencontres changent ensemble. La réalité relationnelle se transforme parce que nous ne répondons plus aux mêmes situations, nous ne tolérons plus les mêmes choses, nous ne sélectionnons plus les mêmes personnes et nous ne nourrissons plus les mêmes dynamiques. C’est comme changer d’étage dans le même immeuble. Vous pouvez vivre toute votre vie au rez-de-chaussée en pensant que l’immeuble entier ressemble à cela. Puis monter un jour au cinquième étage, ouvrir une fenêtre, voir la lumière entrer et comprendre que le monde n’a jamais été uniquement sombre. Vous habitiez simplement un endroit qui l’était. Et notre système émotionnel peut nous faire monter et descendre dans cet immeuble. Certains matins, on se réveille déjà en se disant : « Je le sens, cette journée va être horrible. » Et sans même nous en rendre compte, nous descendons symboliquement plusieurs étages. Nous devenons plus méfiants, plus tendus, plus irritables. Nous interprétons davantage les événements comme des agressions. Nous remarquons tout ce qui confirme notre état intérieur. Et toute la journée semble venir valider la programmation du matin. À l’inverse, lorsque nous nous réveillons dans un état de sécurité intérieure, lorsque nous savons que nous pouvons faire face, lorsque nous n’attendons plus du monde qu’il nous donne notre valeur, notre manière de percevoir, de choisir et d’interagir change. Et la réalité vécue change avec elle. Voilà peut-être pourquoi deux personnes peuvent traverser exactement la même journée et raconter deux mondes totalement différents. Nous ne regardons jamais la réalité uniquement avec nos yeux. Nous la regardons aussi avec nos blessures, nos mémoires, nos peurs, nos croyances et nos programmes. Et travailler sur soi, ce n’est peut-être pas fabriquer une nouvelle personnalité. C’est retirer progressivement tout ce qui nous empêchait d’habiter notre véritable place. Jusqu’au jour où l’on comprend que les belles relations ne commencent pas lorsque quelqu’un vient enfin nous aimer suffisamment. Elles commencent lorsque nous cessons de nous abandonner pour être aimés. À partir de là, quelque chose devient très simple. Les personnes qui avaient besoin de notre sacrifice ne trouvent plus leur place. Les personnes qui avaient besoin de notre culpabilité n’ont plus de prise. Les personnes qui avaient besoin de notre faiblesse ne savent plus quoi faire de notre lumière. Et apparaissent alors des gens différents. Des gens qui ne nous aiment pas pour ce qu’on leur apporte. Des gens qui ne nous choisissent pas parce qu’ils ont besoin de nous. Des gens qui peuvent nous regarder debout sans chercher à nous mettre à genoux. Des gens capables d’aimer notre lumière sans vouloir l’éteindre. Et peut-être que la souveraineté, finalement, c’est exactement cela : ne plus chercher quelqu’un qui ait besoin de nous. Chercher des êtres libres, debout, entiers, capables de nous rencontrer sans nous consommer. Parce que le plus beau lien n’est pas celui dans lequel deux manques s’agrippent. C’est celui dans lequel deux lumières se reconnaissent.🥰MF🥰
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Merci Myriam 🙏. Une métamorphose... c'est ce que la vie EST ....un processeur pour se révéler... Ce que vous venez de décrire parfaitement.🙏
vous avez dit vulnérable? faible? fragile?
Il y a des mots que notre société a abîmés. Vulnérable. Fragile. Faible. Trois mots que nous mélangeons en permanence alors qu’ils ne racontent absolument pas la même chose. La fragilité, c’est la capacité d’une structure à se briser. La faiblesse, c’est manquer momentanément de ressources face à une situation. La vulnérabilité, c’est autre chose. Être vulnérable, c’est pouvoir être atteint. Et pouvoir être atteint, c’est peut-être l’une des preuves les plus profondes que nous sommes encore humains. Celui qui aime est vulnérable. Celui qui s’attache est vulnérable. Celui qui espère est vulnérable. Celui qui donne sa confiance devient vulnérable. Celui qui devient parent devient vulnérable parce qu’une partie de lui commence à vivre à l’extérieur de son propre corps. Celui qui crée devient vulnérable parce qu’il expose une partie de lui au regard des autres. Et celui qui aime profondément accepte une vérité terrifiante : l’autre possède désormais la capacité de lui faire mal. La vulnérabilité n’est donc pas une faiblesse. La vulnérabilité est le prix de tout ce qui compte. Le véritable danger n’est pas d’être vulnérable. Le véritable danger commence lorsque nous construisons toute notre personnalité pour ne plus jamais l’être. Parce qu’un humain blessé ne décide pas toujours de se protéger. Son système de survie le fait à sa place. Dans ma grille de lecture du Transposé Familial et du Transposé Totallis, l’être humain transporte des apprentissages qui ne viennent pas seulement de ce qu’il a vécu lui-même. Il transporte aussi des modèles familiaux, des répétitions, des interdits, des loyautés, des peurs héritées et des manières de survivre transmises parfois sur plusieurs générations. Dans certaines familles, pleurer était dangereux. Dans certaines familles, avoir besoin de quelqu’un était dangereux. Dans certaines familles, montrer sa peur était dangereux. Alors une règle inconsciente s’installe : ne montre rien. Une lignée d’hommes ayant traversé la guerre peut transmettre : un homme ne pleure pas. Une lignée de femmes ayant dû survivre aux deuils, aux violences, aux abandons, à la pauvreté peut transmettre : une femme tient. Toujours. Et parfois, derrière la phrase « tu es forte », se cache l’une des injonctions les plus cruelles qui soient : tu n’as pas le droit de t’effondrer. Tu n’as pas le droit d’avoir besoin. Tu n’as pas le droit de demander qu’on prenne soin de toi. Alors l’enfant apprend. Il comprend très vite quelles émotions dérangent. Il pleure : on lui demande d’arrêter. Il a peur : on lui explique qu’il n’y a aucune raison d’avoir peur. Il souffre : on lui rappelle que d’autres souffrent davantage. Il exprime un besoin : on le trouve exigeant. Et progressivement, il apprend quelque chose de terriblement violent : il apprend à ne plus croire ce qu’il ressent. On appelle parfois cela devenir fort. Moi, j’appelle souvent cela apprendre à disparaître de soi-même. Nous avons créé une société qui applaudit celui qui dit : « Je n’ai besoin de personne. » Mais ne plus avoir besoin de personne n’est pas forcément de l’autonomie. C’est parfois simplement une blessure devenue philosophie de vie. Nous admirons les gens qui encaissent tout. Nous valorisons ceux qui ne pleurent jamais. Nous glorifions la maîtrise. Mais un être humain qui ne ressent plus rien n’est pas nécessairement fort. Il est peut-être simplement anesthésié. L’humain est un mammifère social. Il naît dépendant. Il grandit dans le lien. Il se construit dans le regard de l’autre. Et nous avons pourtant réussi à transformer ce besoin fondamental de lien en soupçon de faiblesse. « Elle est trop sensible. » « Il prend tout trop à cœur. » « Elle s’attache trop. » Trop par rapport à quoi ? Trop sensible pour un monde qui s’est habitué à ne plus sentir ? Trop empathique pour une société qui confond parfois détachement et maturité ? Trop attaché dans une époque qui appelle indépendance le fait de ne plus vouloir dépendre affectivement de personne ? La vulnérabilité n’est pas le contraire de la force. Elle est souvent ce qui donne un sens à la force. Il faut très peu de courage pour ne rien aimer. Il en faut beaucoup pour aimer en sachant que l’on peut perdre. Il faut très peu de courage pour ne faire confiance à personne. Il en faut énormément pour refaire confiance après une trahison. Il faut très peu de courage pour ne jamais dire ce que l’on ressent. Il en faut infiniment davantage pour dire : « Oui, tu m’as blessé. Oui, j’ai peur. Oui, j’ai besoin de toi. » La force n’est pas de ne jamais trembler. La force, c’est parfois de trembler sans devenir quelqu’un d’autre. On peut être extrêmement puissant et extrêmement vulnérable. On peut être brillant et douter. On peut diriger et avoir peur. On peut soigner les autres et avoir besoin d’être soutenu. On peut être parent et ne pas savoir quoi faire. On peut être thérapeute et avoir ses blessures. On peut être courageux et trembler. Le courage n’existe d’ailleurs que parce que la peur existe. Sans peur, il n’y a pas de courage. Il y a simplement absence de danger ressenti. J’aime profondément les êtres vulnérables parce qu’ils ont conservé quelque chose que certaines stratégies de survie détruisent : la capacité d’être touché par l’autre. Et de cette capacité naissent probablement les plus belles qualités humaines. L’empathie. La compassion. La tendresse. L’altruisme. La gratitude. La solidarité. Pour avoir de la compassion, il faut accepter que la douleur de quelqu’un d’autre nous atteigne. Pour aimer, il faut laisser une porte ouverte. Et toute porte ouverte crée une vulnérabilité. Mais attention : être vulnérable ne veut pas dire être sans limites. La vulnérabilité n’est pas la soumission. Pardonner n’est pas autoriser. Comprendre n’est pas excuser. Aimer ne veut pas dire accepter d’être détruit. Être empathique ne signifie pas devenir l’éponge émotionnelle de tout le monde. On peut être profondément vulnérable et dire non. On peut aimer quelqu’un et partir. On peut aimer quelqu’un et refuser ce qu’il nous fait vivre. On peut aimer quelqu’un que l’on ne peut plus avoir dans sa vie. Voilà quelque chose que nous avons beaucoup de mal à accepter : deux vérités contradictoires peuvent être vraies en même temps. Je peux aimer et être en colère. Je peux pardonner et ne jamais revenir. Je peux être triste et savoir que ma décision est juste. Je peux être vulnérable sans être victime. Dans le Transposé Totallis, je regarde aussi ce que l’être humain fabrique pour survivre à la vulnérabilité. Quand montrer sa fragilité a provoqué l’humiliation, il peut fabriquer son contraire. Il devient dur. Ironique. Distant. Contrôlant. Il attaque avant d’être attaqué. Il quitte avant d’être quitté. Il humilie avant d’être humilié. Il rejette avant d’être rejeté. Et nous commettons alors une erreur : nous regardons le comportement sans regarder ce qu’il protège. Nous voyons l’arrogance. Nous ne voyons pas toujours la peur d’être insignifiant. Nous voyons le contrôle. Nous ne voyons pas toujours la terreur de perdre la maîtrise. Nous voyons l’indifférence. Nous ne voyons pas toujours l’enfant qui a compris très tôt qu’il valait mieux ne plus rien attendre. Nous voyons la forteresse. Nous oublions qu’une forteresse est toujours construite autour de quelque chose que l’on veut protéger. Et voici le paradoxe : une forteresse empêche ceux qui veulent vous faire du mal d’entrer. Mais elle empêche aussi ceux qui veulent vous aimer d’entrer. Nos protections peuvent nous sauver à dix ans et nous emprisonner à quarante. Ce qui nous a permis de survivre hier peut nous empêcher de vivre aujourd’hui. Grandir ne consiste donc peut-être pas à devenir invulnérable. Grandir consiste peut-être à devenir suffisamment solide pour pouvoir rester vulnérable. Suffisamment solide pour dire : « Ça m’a fait mal. » Suffisamment solide pour reconnaître : « Je me suis trompé. » Suffisamment solide pour demander pardon. Suffisamment solide pour demander de l’aide. Suffisamment solide pour aimer sans posséder. Suffisamment solide pour laisser partir quelqu’un que l’on aurait voulu garder. Il existe des moments dans une vie où l’on aimerait retirer tout ce que l’on ressent. Parce que ressentir peut faire atrocement mal. Mais il existe une réalité dont personne ne peut nous protéger : nous ne pouvons pas supprimer seulement les émotions douloureuses. Fermer la porte à la souffrance, c’est souvent fermer aussi une partie de la porte à l’amour. La même profondeur qui nous permet d’aimer très fort nous expose à souffrir très fort. La même capacité d’attachement qui rend une relation extraordinaire rend sa perte dévastatrice. Nous voudrions parfois les bénéfices de l’amour sans son risque. Mais cela n’existe pas. Aimer est un risque. Faire confiance est un risque. Créer est un risque. Devenir parent est un risque. Être soi-même est un risque. Vivre est un risque. Et peut-être que la vraie puissance ne consiste pas à supprimer le risque. Elle consiste à choisir malgré le risque. Alors je ne veux plus entendre que celui qui est vulnérable est faible. Regardez plutôt celui qui tremble mais reste debout. Regardez celle qui a été trahie et qui refuse pourtant de devenir cynique. Regardez celui qui a connu la violence et qui décide qu’elle s’arrêtera avec lui. Regardez celle qui aurait mille raisons de devenir dure et qui choisit malgré tout de rester tendre. Ça, c’est de la puissance. La plus grande victoire n’est peut-être pas de traverser la vie sans être blessé. C’est impossible. La plus grande victoire est peut-être de traverser ce qui nous a blessés sans devenir ce qui nous a blessés. Ne pas transmettre la violence reçue. Ne pas transformer l’abandon subi en abandon infligé. Ne pas transformer l’humiliation vécue en besoin d’humilier. Ne pas laisser ceux qui nous ont fait du mal décider de la personne que nous allons devenir. Voilà la liberté. Rester sensible sans devenir naïf. Rester ouvert sans être sans limites. Rester compassionnel sans s’abandonner soi-même. Continuer à aimer sans se trahir. Être vulnérable et pourtant profondément debout. Finalement, je ne crois pas que la vulnérabilité soit la fissure de l’être humain. Je crois qu’elle est l’endroit par lequel la lumière peut entrer. C’est l’endroit où nous cessons de jouer les invincibles. C’est l’endroit où derrière les diplômes, les statuts, l’intelligence, le pouvoir, les réussites et toutes les armures, il reste cette vérité extraordinairement simple : nous voulons tous être attendus, aimés, compris, reconnus, respectés, soutenus et protégés. Nous voulons compter pour quelqu’un. Et peut-être que notre humanité commence exactement là. Pas lorsque plus rien ne peut nous atteindre. Mais lorsque, malgré tout ce qui nous a atteints, nous refusons de devenir incapables d’aimer par peur d’être vulnérable. avec tout mon amour MF🫶
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Merci pour cette analyse qui très pertinente. Merci de poser des mots sur nos maux.🙏
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Farida SiA
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@farida-sia-2309
Je me forme en Pnl en espérant aller plus loin dans les thérapies Je cherche à faire un travail sur moi . une quête de vérité qui m'anime.

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Joined Aug 24, 2026
Paris
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