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2 contributions to MENSOR: La réVolution pSy
NE FAITES PAS PASSER LE DIABLE POUR UN ANGE AUX YEUX DE VOS ENFANTS
L’une des violences les plus profondes que l’on puisse faire à un enfant ne consiste pas seulement à lui mentir. Elle consiste à lui apprendre à ne plus croire ce qu’il voit. Un enfant perçoit énormément de choses. Il ne connaît pas encore les mots « emprise », « manipulation », « humiliation » ou « perversion ». Mais il connaît les changements de température dans une pièce. Il sent quand un silence n’est pas un silence ordinaire. Il voit le visage de sa mère se fermer lorsque son père arrive. Il entend la voix de son père trembler lorsqu’il cherche ses mots devant sa mère. Il remarque les regards, les menaces à peine formulées, les humiliations déguisées en plaisanteries. Il voit qu’un parent prend toute la place et que l’autre disparaît peu à peu. L’enfant ne sait pas expliquer ce qui se passe. Mais son corps, lui, le sait. Il ressent le danger avant même de pouvoir le nommer. Et souvent, le parent qui souffre prend alors une décision qu’il croit protectrice : il décide de ne rien montrer. Il cache les humiliations. Il minimise les violences. Il trouve des excuses. Il efface les traces. Il ravale ses larmes. Il explique que l’autre parent est fatigué, stressé, maladroit, qu’il a eu une enfance difficile, qu’il aime ses enfants malgré tout. Ce parent ne ment pas toujours par faiblesse. Il ment parfois par amour. Il veut préserver l’enfant. Il ne veut pas l’obliger à choisir. Il ne veut pas salir l’image de son père ou de sa mère. Il ne veut pas déposer dans son cœur le poids d’une histoire d’adultes. Il veut lui laisser une enfance. Cette intention est profondément humaine. Mais elle peut produire exactement le contraire de ce qu’elle cherche à éviter. Parce qu’en dissimulant la violence, on ne la fait pas disparaître. On la rend seulement incompréhensible. L’enfant voit qu’un parent souffre, mais on lui dit que tout va bien. Il ressent la peur, mais on lui dit qu’il n’y a aucun danger. Il perçoit la cruauté, mais on lui parle d’amour. Il assiste à l’effacement d’un être humain, mais on lui présente cet effacement comme de la patience, du pardon ou du dévouement.
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Merci Myriam C est beaucoup plus clair
de la trahison du clan à la peur d'être trahi
De la trahison du clan à la peur d’être trahi Lorsqu’un membre d’une famille s’affranchit d’un clan fondé sur la soumission, il accomplit objectivement un acte d’autonomisation. Mais du point de vue du système familial, cet acte peut être vécu — ou intériorisé — comme une trahison du clan. Il rompt une loyauté.
Il refuse les règles.
Il cesse d’occuper la place qui lui avait été attribuée.
Il choisit sa propre direction plutôt que celle imposée par le groupe. Même lorsque cette rupture était nécessaire à sa construction, une équivalence peut alors s’inscrire psychiquement : S’affranchir = trahir. Et c’est ici qu’un nouveau paradoxe peut apparaître. Une fois devenu autonome, puissant, parfois même nouveau centre d’un système familial, professionnel ou relationnel, l’individu peut reconstruire autour de lui une organisation dans laquelle la question de la loyauté devient centrale. Mais cette fois, les places sont inversées. Il n’est plus celui qui trahit le système pour conquérir sa liberté : il devient celui qui redoute que les autres trahissent le système qu’il a lui-même construit. Il peut alors sélectionner, favoriser ou maintenir des relations dans lesquelles apparaissent précisément des ruptures de loyauté, des départs, des oppositions, des désobéissances ou des prises d’autonomie qu’il interprète comme des trahisons. Le scénario se répète, mais les rôles ont changé. Hier : « Je dois trahir le clan pour devenir libre. »
Aujourd’hui : « Ceux qui veulent devenir libres me trahissent. » Le mécanisme devient alors particulièrement intéressant : ce qu’il avait considéré comme légitime lorsqu’il s’agissait de sa propre émancipation peut devenir insupportable lorsque quelqu’un d’autre accomplit le même mouvement à son égard. Il risque alors de reproduire exactement la réaction du clan dont il s’était autrefois affranchi : culpabilisation, pression, contrôle, exclusion, accusation de déloyauté ou tentative de ramener l’autre dans le système. La répétition devient circulaire :
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Merci
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Re Severine
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@re-severine-2747
Severine

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Joined Jun 28, 2026
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