Salutation Jean 👋 Je complète la réponse de Nicolas, car tes questions sont très intéressantes, notamment avec ton passé dans les sports d’endurance. Tu mets justement le doigt sur une différence importante entre la course à pied et le vélo : les sensations et les contraintes physiologiques ne sont pas directement transposables d’une discipline à l’autre. Concernant les zones, il faut déjà garder en tête qu’il existe plusieurs modèles de calcul et de détermination des zones (FC, puissance, seuils physiologiques, modèles à 3, 5 ou 7 zones…). Il est donc normal de retrouver des valeurs différentes selon le modèle utilisé. L'erreur serait de vouloir absolument faire correspondre une sensation ou un chiffre à une zone sans tenir compte du contexte. Pour la Z2, ce que tu décris ne me choque absolument pas compte tenu de ton historique récent. Tu as peut-être la capacité cardiovasculaire pour rouler longtemps, puisque tu as déjà été capable de tenir 3 h à 200 W , mais la capacité à soutenir longtemps une intensité faible à modérée sur le vélo est aussi une adaptation spécifique qui demande de la régularité. Et attention à un point : une sortie Z2 correctement réalisée ne doit pas nécessairement te laisser « frais comme si tu n'avais rien fait ». Après 2h30 ou 3h, il peut tout à fait y avoir une fatigue musculaire et énergétique. En revanche, tu dois terminer avec la sensation que tu aurais pu continuer, sans avoir besoin de puiser profondément dans tes réserves. Donc si tu rentres « haché » après 2–3 h, je ne chercherais pas forcément à rouler davantage : je regarderais plutôt l'intensité réelle, la durée, le ravitaillement, le sommeil et surtout la régularité des semaines précédentes. Et oui, dans ton cas, il est tout à fait possible que rouler un peu moins vite soit justement la bonne stratégie au départ. Il vaut mieux faire 1h30–2h de vraie endurance que vouloir absolument tenir une puissance parce qu'elle correspond à une zone théorique et finir la sortie en accumulant de la fatigue.